Communications USPCS – SOS ALD
Paris, le 28 septembre 2026
SOS – L’assurance maladie en déroute, passage en force du gouvernement :
les malades payent le prix fort !
Alors que le projet de réduire la durée d’indemnisation des arrêts maladies de 3 ans à 1 an pour les patient·e·s qui ne rentrent pas dans le cadre d’une ALD exonérante a été rejeté par les parlementaires lors de la présentation du PLFSS à l’automne 2025, le gouvernement passe en force et fait appliquer le décret 2026-866 qui n’aura que pour conséquence d’aggraver la précarité des malades !
A partir du 15 octobre, tou·te·s les patient·e·s dont l’état de santé est incompatible avec la reprise du travail, qui sont donc en arrêt de travail pour cause de maladie, sans pour autant bénéficier d’une ALD exonérante seront placé·e·s en « ALD non exonérante » et verront la durée maximale d’indemnités journalières baisser de 3 ans à 1 an. Cerise sur le gâteau : pour pouvoir bénéficier d’une nouvelle période d’indemnisation d’un an au titre de la même maladie, la·le salarié·e devra avoir repris son travail pendant au moins 1 an.
Cette mesure est profondément injuste et indigne :
Injuste, car elle ignore totalement les causes de la dégradation de l’état de santé des actifs : troubles musculo-squelettiques et détérioration de la santé mentale liés à l’organisation du travail, désordres environnementaux, creusement des inégalités sociales et vieillissement de la population active par le recul d’âge de départ à la retraite.
Indigne, car elle met en cause la pertinence de l’arrêt de travail pour maladie et fait reposer sur les malades et les prescripteur·rice·s les responsabilités du déséquilibre financier de l’Assurance Maladie. Les malades sont coupables, condamnés à la double peine : la souffrance et la précarité. Et les prescripteur·rice·s sont complices.
Elle sera un puissant facteur de creusement des inégalités sociales de santé.
L’Union Syndicale des Professionnel·le·s des Centres de Santé dénonce et rejette fermement cette mesure. Elle stigmatise, pénalise et précarise nos patient·e·s en souffrance, elle dénigre et invalide l’appréciation clinique et la prescription adaptée des médecins.
L’USPCS regrette de voir l’exécutif, à quelques mois des élections présidentielles et contre l’avis des parlementaires, multiplier ses attaques contre les malades en réduisant toujours un peu plus leurs droits, et accélérer ainsi la privatisation de la santé, ouvrant la porte encore plus grande aux systèmes d’assurances privées, au détriment de la Sécurité Sociale solidaire.
Dre Marine Combourg et Dr Frédéric Villebrun
Co-Président·es de l’Union Syndicale des Professionnel·le·s des Centres de Santé (USPCS)
presidence@uspcs.fr





